| 30 Août 2009
Les supporters
Boulogne
Les débuts du Kop
Le Kop de Boulogne, ou plutôt le « Kop of Boulogne » (abréviation KOB) est né le 2 août 1978 suite à une modification de tarification au Parc des Princes. Depuis le 18 septembre 1976, les jeunes supporters du PSG étaient massés en tribune K : le fameux « Kop K ». Ce Kop K rassembla jusqu'à 500 jeunes supporters. La localisation de ce Kop en tribune K puis à Boulogne tient à l'existence d'une carte de « jeune supporter » très peu chère et donnant accès à cette tribune K, et aussi au fait que les joueurs s'échauffaient alors systématiquement devant Boulogne. Cette tradition était née le 10 novembre 1973 à l'occasion du premier match du PSG dans la nouvelle enceinte du Parc des Princes. Il faut attendre 1998 pour voir le PSG s'échauffer devant Auteuil… Bien vite pourtant, le PSG reprend ses échauffements devant Boulogne.
Le Kop K est également actif en déplacements, comme le signalent nombres d'articles des programmes de matches du club. En janvier 1977, suite à des débordements lors du déplacement à Nancy (3 cars + environ 150 « indépendants »), on se penche sur le « problème » des déplacements… Cette problématique du KOP K, Boulogne en hérite. Signalons pour être tout à fait complet sur le chapitre des déplacements que les Associés (70-72) étaient d'humeur voyageuse avec un minimum de 150 supporters pour chaque déplacement et un maximum de 1.200 à Lille en janvier 1972. Lors de ces premiers déplacements parisiens en Province, nombre « d'incidents » en tribune ou à la sortie des joueurs sont déjà à signaler…
L'hymne du KOP K est incontestablement « Au Parc des Princes », sur l'air de « Nini Peau de Chien » (à la Bastille…) : « Au Parc des Princes on l'aime bien le PSG, il est si fort et si sportif (« rageur » à l'origine), on l'aime bien, qui ça? Le PSG! Où ça? Au Parc des Princes! » (première publication dans le programme de match du 24 janvier 1978, PSG-Rouen).
Kop of Boulogne
Les modèles du Kop K puis du Kop Of Boulogne sont, dès l'origine, britanniques. Le choix du terme « Kop », en hommage au Kop d'Anfield, est très clair. Les finales de Coupes d'Europe de Clubs Champions au Parc en 1975 (Leeds United) et 1981 (Liverpool FC) offrent l'archétype du modèle britannique aux jeunes supporters du PSG : exubérance, une certaine anarchie… et une bonne dose de violence. L'anarchie a le vent dans le dos à Paris en 1978, mouvement punk oblige, et il n'est pas très étonnant de voir Boulogne essayer de suivre ce modèle britannique.
La « conquête de Boulogne » va de 1978 à 1985 (drame du Heysel). Globalement, les supporters du PSG partent de zéro, tous (ou presque) les autres spectateurs du Parc étant clairement des supporters des adversaires du PSG. Conquérir un public est une œuvre de (très) longue haleine, et il faudra attendre les toutes dernières saisons pour voir un Parc entièrement debout pour saluer les exploits du PSG. Aussi, les pionniers du KOB débutèrent leur conquête du Parc par Boulogne, tribune alors (très) largement ouverte aux supporters adverses.
En matière d'ambiance, le KOB rivalise dès le début des années 1980 avec ses homologues Lensois par exemple, mais le reste du Parc n'est, hélas, pas au niveau de Bollaert… Un kop c'est bien, mais la vraie puissance d'un stade ne peut émaner que d'une enceinte viscéralement derrière son équipe, comme c'est le cas au stade Geoffroy Guichard, notamment. Le Parc est évidemment très loin de cette situation. « Le Parc avec Nous » est un cri de guerre typique du kop à cette période afin de pousser les neutres à soutenir les Rouges et Bleus. Les artifices les plus divers sont d'usage dès 1980 au KOB afin de mettre l'ambiance : fumigènes, chlorate, corne de brume, écharpe, drapeaux, baches, et autre voile. La première voile géante couvrant le tiers bleu d'origine du KOB entre en service en 1981. Côté chants, le KOB est très productif avec plus d'une centaine de chants et slogans différents en usage dès le début des années 1980.
C'est bizarrement à Auteuil que se retrouvent massés les supporters du PSG à l'occasion de la finale de la Coupe de France 1982. C'est presque un match à l'extérieur pour le KOB qui peut alors compter sur 1.000 à 1.500 supporters. Ce match reste notamment dans les mémoires pour la (très) longue invasion pacifique du terrain par les supporters du PSG… Plus d'une heure, quand même… Basile Boli, alors fervent supporter du PSG (sic), était du nombre…
Boulogne adopte sans difficultés les us et coutumes britanniques et défraye rapidement la chronique ; Les déplacements deviennent ingérables dès la saison 1981-82. Jadis raillés comme supporters de second rang, les supporters parisiens sont désormais craints. C'est début de la réputation de Boulogne comme une tribune dure. Cette réputation est rapidement mise à l'épreuve et dès l'été 1982, les incidents se multiplient.
L'été 1982 voit l'apparition en tribune des premiers cranes rasés. Cette nouveauté capillaire était d'autant plus surprenante que trois mois plus tot, ces mêmes skinheads étaient des punks… Mais il est vrai qu'en 1982, les punks ne faisaient plus peur à grand monde, tandis que les cranes rasés… Cette présence de skinheads au KOB fut très largement exploitée par les médias ou les adversaires pour cataloguer politiquement Boulogne. C'est toujours le cas aujourd'hui… Vu de l'intérieur, la politique apparait pourtant comme le cadet des soucis du KOB… Sous cette influence skin, les gamins indisciplinés de Boulogne franchissent toutefois un nouveau palier en terme de violence.
Suite au drame du Heysel, la tribune Boulogne est enfin fermée aux supporters adverses. Autre modification importante liée au Heysel pour le KOB avec la fin d'une tradition qui permettait au noyau dur du Kop de suivre la seconde période en tribune G rouge… La combinaison de ces deux modifications va fixer le KOB à Boulogne permettant à cette tribune d'être aussi active en première qu'en seconde période.
La vague ultras
La saison 1985-1986 voit l'émergence du premier groupe Ultras : les Boulogne Boys. Cette association débute ses activités dès septembre 1985 et dépose ses statuts en décembre 1985. Les Boys profitent d'une série d'actions stupides d'éléments incontrolés du KOB en début de saison. Plusieurs stades, dont ceux d'Auxerre et Nice sont en effet vandalisés. Ces actions qui entrainent l'annulation de déplacements des supporters parisiens (au Havre par exemple en septembre 1985) sont sévèrement condamnées par la quasi totalité des supporters du KOB et les Boulogne Boys profitent de ce fort sentiment de rejet, quelques mois après le drame du Heysel, pour voir le jour. Francis Borelli et l'ensemble du club, Luis Fernandez au premier chef, encouragent cette création. Très vite, pourtant, des problèmes de personnes éclatent chez les Boys, donnant le jour dès mars 1986 à d'autres groupes comme les Gavroches et les Firebirds. Ces divisions et les profondes racines anarchistes de Boulogne freinent pourtant l'ascension du mouvement ultras à Boulogne. De nombreux incidents émaillent dès lors la tribune entre les tenants des écoles britanniques et italiennes.
Selon l'historiographie « classique », les filles font leur entrée en tribune en 1998… À Boulogne, les filles sont présentes depuis toujours! Elles ont même leur groupe, les « Girls », depuis le milieu des années 80. C'est le premier groupe ultras féminin fondé en France. Elles méritaient bien quelques lignes ici.
L'ère Canal+
Le KOB lache clairement Francis Borelli en 1990-1991 et pèse alors de tout son poids dans la balance pour provoquer un changement de direction. Le Parc qui commençait à frétiller au milieu des années 1980 avec en point d'orgue le titre de champion de France en 1986, est depuis lors une coquille vide. En championnat, la moyenne de spectateurs atteint des niveaux indignes, rendant d'autant plus visibles et incontournables les réactions hostiles des derniers fidèles. Si le PSG a perdu la moitié de ses spectateurs en cinq ans, le KOB fait de la résistance avec un effectif qui se stabilise au millier de membres actifs. Dans le même temps, l'OM connait une insolente réussite sportive accompagnée d'une exubérance en tribune encore jamais vue en France. Le KOB applaudit ainsi des deux mains l'arrivée de Canal+ à la tête du PSG.
Sportivement, ce choix c'est avéré gagnant. En matière de rapports avec le club, en revanche… Mis à part quelques « Dehors Canal » sporadiques à l'occasion de crises, le kop ne remettra jamais vraiment en cause le mariage de 1991.
Avec l'arrivée de Canal+ aux commandes en 1991, le « problème Boulogne » est clairement en tête de liste. Afin de casser le KOB, Canal propose aux Ultras un replis à Auteuil, subventions à la clé… Supras, Lutece Falco et autres Dragons (futur Tigris Mystic) en profitent pour voir le jour. Les anciens groupes de Boulogne comme les Boys, les Rangers et les Gavroches restent à Boulogne. Cette scission réduit efficacement la violence à Boulogne, tandis qu'une forme de guerre froide s'instaure entre les deux tribunes. Les fouilles et controles désormais multiples sont mis en place pour casser le moral des troupes de Boulogne qui acceptent de plus en plus mal ce harcèlement permanent. Un controle systématique d'identité est même instauré durant plusieurs saisons à Boulogne.
Hyper-médiatisés, les incidents du PSG-Caen de l'été 1993 marquent les esprits : les supporters de Boulogne expulsent manu militari des CRS de la tribune. À noter à cette occasion une localisation inhabituelle pour le KOB. Le haut de la tribune étant en travaux, les supporters se retrouvent dans la section basse, en Boulogne rouge. Depuis l'origine du KOB, cette partie de la tribune avait toujours été négligée par les supporters ; elle était tout juste bonne à recevoir sur la tête les divers jets émanant du haut de la tribune… Tous les vrais supporters munis d'un ticket pour Boulogne rouge se débrouillaient pour monter en Bleu. Cette période prend fin avec ce match PSG-Caen, et le refus de certains membres durs du KOB d'abandonner cette partie de tribune à la fin des travaux. C'est l'acte de naissance de « Boulogne Rouge ». Boulogne est alors scindé en cinq secteurs (2 en bas, 3 en haut), et jusqu'en 1998, d'énormes verrières mutilent la tribune. Les controles avant d'accéder à Boulogne sont encore renforcés… La situation reste en l'état jusqu'à la Coupe du Monde.
Pratiquant à l'occasion la mode du tifo, sans grand enthousiasme toutefois, Boulogne reste toujours aussi actif en matière de chants malgré la dictature de plus en plus pesante de « capos »… Les chants jadis toujours assez débonnaires et légers se radicalisent avec l'opposition OM-PSG. « Cuits cuits cuits, les Canaris sont cuits » des années 70 et 80 était plutôt jovial; « la Bonne-Mère est une Salope » est un texte bien plus radical… Dans le domaine anti-marseillais, l'éventail des chants est considérable et chaque saison est l'occasion de créations ou d'adaptations. Le KOB excelle également dans le détournement de chants adverses… Le chambrage de l'adversaire ne se limite pas à l'OM, mais seul ce club rival a droit à un traitement « gras ». Face à Lens, les fans parisiens se contentent ainsi d'un simple « Germinal! Germinal! Germinal! » qui a le don d'énerver les Nordistes, et partout, même dans des villes d'une certaine importance, les supporters adverses ont droit à des « Paysan! Paysan! Paysan! » assez sympathiques… Les supporters bordelais sont rentrés dans le jeu, et ont bâché « fier d'être paysan » (sous-entendu provincial) puis, la saison suivante « Paysans II : le retour ». Voilà des réactions pleines d'humour qui furent très appréciées et même applaudies à Boulogne.
Contrairement à leurs homologues britanniques, les supporters parisiens ne constituent pas un réel contre-pouvoir au sein du club. Aucun débat, par exemple, sur le conflit d'intérêt que constitue le controle du club par Canal+ (cf l'affaire du titre de 1993)… Sur ces questions pourtant essentielles, l'attitude générale du KOB s'inspire largement de la « bof génération ». C'est peut-être le tout dernier attribut de « vrais » supporters qui manque à Boulogne et aux fans du PSG plus généralement. En comparant les réactions timorées des fans parisiens sur ces thèmes à la levée de boucliers des supporters du Manchester United en 1999 pour empêcher que le club ne tombe sous la coupe de Murdoch, on observe le même type de décalage qui existait au début des années 1980 entre le hooliganisme anglais et son pendant français… le jour et la nuit…
Caractéristique unique dans un grand kop, Boulogne etait une tribune « ouverte » car le nombre des abonnés à la saison ne couvrait pas l'ensemble des fauteuils disponibles comme c'est le cas à Auteuil, par exemple. Ainsi, le turnover des supporters existait à Boulogne, avec d'inévitables « touristes », c'est-à-dire des spectateurs pas vraiment supporter qui se retrouvaient un peu par hasard à Boulogne. Ces « touristes » faisaient enrager quelques puristes, mais c'etait l'un des charmes du KOB. A la fin de la saison 2005/2006, la tribune Boulogne est uniquement constituée de supporters-abonnés.
Mettant de côté les divisions Boulogne-Auteuil, les supporters du PSG s'unissent à l'automne 2004 pour dénoncer notamment la nouvelle politique sécuritaire du PSG. Un site internet voit même le jour en janvier 2005, sous tutelle des associations de la tribune Boulogne et du Virage Auteuil : www.verite-supporters.net. D'abord très complet, il se retrouve bien vide, la cause à la clause secrète de la procédure de médiation actuellement en cours. Sa disparition arrive fin mars 2005… Les supporters maintiennent une grève des encouragements jusqu'au 14 mai 2005. La signature d'une convention exiges par les supporters entre eux et le club et l'éviction du responsable de la sécurité, du president et de l'entraineur désamorce la conflit.
Virage Auteuil
Contrairement à Boulogne, Auteuil n'est pas une tribune très active au niveau de ses supporters jusqu'au début des années 1990. Notons quand même la présence de nombreux abonnés dès la fin années 1970, mais ces abonnés restent plus spectateurs que supporters. On retrouve un peu une ambiance « à l'ancienne », avec grosses vannes de titis parisiens et tribune debout pour saluer les exploits… des deux équipes ! Auteuil rouge fut, à l'occasion (PSG-Juventus 1983, par exemple), réservé aux supporters adverses.
C'est bizarrement à Auteuil que se retrouvent massés les supporters du PSG à l'occasion de la finale de la Coupe de France 1982. C'est presque un match à l'extérieur pour le KOB qui peut alors compter sur 1.000 à 1.500 supporters.
Avec l'arrivée de Canal+ aux commandes en 1991, le « problème Boulogne » est clairement en tête de liste. Afin de casser le KOB, Canal propose aux Ultras un repli à Auteuil, subventions à la clé… Supras (1er groupe d'Auteuil, dès le 26 octobre 1991), Lutece Falco (après un crochet par la K bleue à l'automne 1991) et autres Dragons (absorbés plus tard par les Tigris Mystic) en profitent pour voir le jour. Les anciens groupes de Boulogne comme les Boys,les Rangers et les Gavroches restent à Boulogne. Cette scission réduit efficacement la violence à Boulogne, tandis qu'une forme de guerre froide s'instaure entre les deux tribunes.
Contrairement à Boulogne, Auteuil prend comme modèle l'Italie et ses ultras. Auteuil rivalise avec les toutes meilleures tribunes Ultras du continent au niveau des "tifos", spectaculaires animations des tribunes à l'occasion de l'entrée des joueurs sur le terrain. Lors de la demi-finale de coupe d'Europe contre l'AC Milan, la tribune organise une chorégraphie feuilles (voir photo ci-contre) qui sera élue par la réputée société italienne T.I.FO. (vente d'écharpes, t-shirts et autres matériel destinés aux supporters) comme le meilleur tifo européen de la saison 94-95.
Au niveau vocal, Auteuil reste longtemps à la traine de Boulogne, mais depuis la colonisation complète de la tribune en 1995 puis lorsque la tribune devient 100% abonnés à partir de 1997, Auteuil n'a plus rien à envier dans ce domaine à Boulogne. En déplacement on assiste à une egalisation des effectifs. Boulogne est majoritaire jusqu'en 1995. Après cette date, Auteuil equivaut. En effet, si les déplacements sont longtemps restés l'apanache des indépendants du KOB et des cars organisés par le club (supporters officiels), les associations sytèmatisent de plus en plus l'organisations de cars de groupe, avec pour objectif d'être présents partout où le PSG joue. Pour les finales sur terrain neutre toutefois, Boulogne aligne toujours un contingent plus imposant qu'Auteuil.
Le répertoire des chants de la tribune est varié, et ressemble bien entendu à celui du "grand frère" du KOB : beaucoup de chants à consonance anglaise dont le fameux "LETS GO", mais aussi le "Ho ville lumière" sur l'air de Flowers of Scotland. Le reste des chants provient d'Italie, dont le repertoire s'est agrandit au fur et à mesure que la tribune a prise de l'importance. Quelques chants propres sont même à signaler, comme par exemple celui entonné sur l'air de "Milord" d'Edith Piaf, véritable hymne du Virage Auteuil, ou bien encore "Paname Paname Paname !!" inventé lors de ces dernière années.
Après l'abandon du versement de subventions par le club en 1997, Auteuil découvre les délices de l'indépendance… un léger réchauffement des relations Boulogne-Auteuil est à noter. Un des signes du rapprochement est la mise en place de chants en écho entre les deux tribunes, impensable avant cette date (PSG-Toulouse en 2000).
Les relations inter-groupes d'Auteuil semblent être au beau fixe, l'ensemble des groupes de la tribune parvenant à s'unir pour défendre des idéaux communs, tel que le retour du mailllot historique bleu-blanc-rouge-blanc-bleu initié par Daniel Hechter. Aux alentours de l'an 2000, un projet tente d'unir les principales associations d'Auteuil afin de former un "Collectif Virage Auteuil" ou "C.U.R.V.A" (Collectif Ultras Rassemblant le Virage Auteuil - la curva veut dire virage en italien). Son but est de permettre à la tribune de disposer de plus de fonds pour les tifos, et de poids face au club. Cependant, le projet n'aboutira pas, certaines associations préférant l'indépendance (Lutèce Falco et Tigris), et celui-ci n'étant réalisable qu'avec l'ensemble des groupes. Les premières tensions apparaîssent entre les pros-VA et les anti-VA.
En mars 2001, alors que le Paris SG fait un piètre parcours en ligue des champions, le PSG reçoit "pour l'honneur" le club turc de Galatasaray, réputé pour ses supporters violents. Le Virage Auteuil est alors "encerclé" de supporters de l'équipe adverse dans la tribune F (sécurisée par des filets) et… dans la tribune G (normalement réservée aux supporters parisiens). Les premiers incidents ne tardent pas à éclater en haut de la tribune Auteuil bleu, dans la partie jouxtant la tribune F, où des supporters turcs lancent à volonté des sièges. Mais c'est la tentative d'arrachage de la bâche Supras Auteuil des supporters turcs de la tribune G qui va mettre le feu aux poudres. Très vite, la porte séparant les protagonistes cède pour laisser place à la violence en G Bleu. Pendant ce temps, les indépendants du KOB ne seront pas en reste en parvenant à envahir la tribune G rouge… se trouvant pourtant à l'opposé de leur tribune ! Après cette rencontre, de nombreux supporters du PSG seront interdits de stade, voire, pour certains, jetés en prison.
Après une longue période de guerre froide puis une phase de détente, la guéguerre Boulogne-Auteuil se rallume en mai 2003 lors d'incidents à Auxerre entre Tigris et indépendants Boulogne, puis au Stade de France lors de la finale de la Coupe de France, entre les même protagonistes.
La rivalité apparaît entre l'association des Tigris et de Boulogne, tandis que d'autres préfèreront rester neutres (Lutèce Falco, Authentiks, Supras et consorts). Cette crise ne dure pas malgré quelques dérapages en déplacement durant la saison 2003-2004 (incidents au Mans, puis apparition des séparations Auteuil-Boulogne lors de la finale de la CdF au SdF). En 2004-2005, l'union de l'ensemble des associations du Parc contre la répression engagée par les autorités et le club évitera les tensions. Cette saison verra cependant quelques incidents majeurs lors d'un PSG-Metz fin 2004 où une centaines de fumigènes et de fusées seront allumes et certains lancés sur la pelouse. Le club sera ainsi condamné à disputer un match à huis clos au Parc des Princes contre Bastia en février 2005. Lors du déplacement à Saint-Etienne, près de 400 supporters du PSG seront même contraints de rester sur le parking du stade (dans le froid et dans la boue) car ceux-ci refusaient le principe de billets nominatifs.
Les incidents inter-groupes reprennent en septembre-octobre 2005 (Le Mans), et se multiplient au Parc et à l'extérieur jusqu'en janvier 2006. Lors d'un déplacement à Lens pour affronter Vermelles en Coupe de France, le bus des Tigris est attaqué suite a leurs provocations envers les indep de Boulogne et des éléments des Karsuds et dépouillé de son matériel en punition. Les Tigris Mystic décident alors de mettre leur association en sommeil en janvier 2006 afin d'être déchargé de tout matériel superflu et ainsi répondre au mieux aux violences des indépendants. Les Boulogne Boys sont souvent présentés comme l'association la plus impliquée, mais ce sont plutôt les indépendants de la tribune Boulogne qui ne supportent qu'une association relativement récente ose afficher des messages à double sens du type : "l'avenir est à nous!" C'est d'ailleurs ce slogan, utilisé en mai 2003 par les Tigris à l'occasion de leur anniversaire qui a mis le feu aux poudres. Malgré la mise en sommeil des Tigris, les incidents se poursuivent. Le déplacement à Nantes en fin de saison 2005-2006 : des Tigris, venus en voitures, attaquent une dizaine de casuals du Kop de Boulogne. Quelques semaines plus tard, cette dissolution est annoncée le 27 juillet 2006.[1]
Symbole de la différence culturelle qui sépare Boulogne et Auteuil, les coursives du Virage auteuil est entièrement taggué et graffé depuis 2005 (fresques orientées style hip-hop en rouge, alors qu'en bleu le style ressemble plus à de la Bande Dessinée) tandis que l'arrière boutique du Kop est plus « britannique ».
Les principaux groupes de supporters (actifs ou dissous)
Boulogne
* Boulogne Boys 1985 (Boulogne Bleu B3) - environ 600 membres.
* C.F.P. - Casual Firm Paris (Boulogne)
* Young Firm Paris (Boulogne B1)
* Gavroches (Boulogne Bleu B2)
* Rangers Paris 1995 (Boulogne Bleu B2)
* P.A.C. - Paris Assas Club (Boulogne Bleu B2)
* PSG Club Marne (Boulogne Bleu B1)
* PSG Club Angers (Boulogne Bleu B1)
Auteuil
* Supras Auteuil 1991 (Auteuil Bleu Droite) - environ 400 membres
* Lutèce Falco 1991 (Auteuil Bleu Gauche) (Sections : Irish Clan 1996, Veterani) - environ 400 membres
* Karsud (Auteuil Bleu Centre) - environ 30 membres
* Kriek Paris 1999 (Auteuil Bleu Porte Gauche) - environ 25 membres
Tribune G
* Authentiks (G Bleu) - environ 250 membres
* Puissance Paris (G Rouge) - environ 75 membres
Tribune Paris
* Hoolicool (K Rouge) - environ 50 membres
* Vikings 27 (PSG Club Eure) (K Rouge) - environ 50 membres
* Brigade Diabolik (K Bleu)
Tribune Présidentielle
* Les Amis Du PSG (B Rouge)
* PSG Grand Sud (B Bleu Bas)
* Titi Fosi (A Bleu Porte A21) - environ 100 membres
Indépendants
* Indépendants Auteuil
* Indépendants Boulogne
Groupes dissouts
* Tigris Mystic (1993/2006) (Auteuil rouge). Groupe dissout le 27 juillet 2006.
* Legion Celte Paris (Boulogne Rouge R2)
* Army Korps (1991/1993) (Boulogne)
* Auteuil Fanatics (1991/1992)
* C.L (Boulogne)
* Block B (Boulogne)
* Brigad Panam (Boulogne)
* C.C.P. - Commando Pirate Paris (1986/1994) (Boulogne)
* Nanny Korps (Boulogne)
* Capitals (K Bleu)
* Casual Klan (Boulogne)
* Chelsea Firm (Boulogne)
* P.S. Firm (Boulogne)
* Crazy Gang (Auteuil Bleu)
* North Sharks (Section Nord-Pas-De-Calais) (Boulogne Bleu B1)
* Dragon's (1993/1997) (Auteuil Rouge)
* Firebirds (1986/1993)
* Génération Parisienne (Boulogne Bleu B1)
* Headhunters (Boulogne)
* I.B.B. (Boulogne Bleu)
* I.B.R. (Boulogne Rouge avant separation du KOB)
* Incorrigible/Irréductibles Gaulois (1991/1992)
* Kaos Paris
* Occulte Faction (Boulogne)
* Old Firm (Boulogne)
* P.S.C.
* Paris 95
* Paris Jussieu Club
* Parisii (Boulogne Rouge R2)
* Pitbull Kop (1989/1992) (Boulogne)
* S.K. (Boulogne)
* Sexion R2
* Section Cigogne (Boulogne)
* SUS Scrofa (Auteuil Bleu)
* Union Casual Paris (Boulogne)
* Unité Amok (Auteuil Bleu Porte Droite)
PSG Clubs
* Handicap PSG
* PSG Club Ain
* PSG Club Aisne
* PSG Club Angers
* PSG Club Aude
* PSG Club Auvergne
* PSG Club Avignon
* PSG Club Bayonne
* PSG Club Belgique
* PSG Club Cameroun
* PSG Club Centre
* PSG Club Est
* PSG Club Eure
* PSG Club Gers
* PSG Club Guadeloupe
* PSG Club Haute-Saône
* PSG Club Hérault
* PSG Club Ile De La Reunion
* PSG Club Indre
* PSG Club Jura
* PSG Club Liban
* PSG Club Marne
* PSG Club Martinique
* PSG Club Meuse
* PSG Club Morbihan
* PSG Club Picardie
* PSG Club Puy-De-Dôme
* PSG Club Rhône
* PSG Club Section Pays-Haut
* PSG Club Toulouse
* PSG Club Var P.A.C.A.
* PSG Club Vendée
Les fans célèbres
Le PSG est également soutenu par une pléiade de personnalités. Ces derniers transforment souvent la « corbeille », nec plus ultra de la tribune présidentielle, en parterre de stars.
Citons ici ceux qui ne se contentent pas de se faire voir au Parc mais qui sont ouvertement supporters du PSG : Adamo, Roselyne Bachelot, Ramzy Bédia, Jean-Paul Belmondo, Paul Belmondo, François Berléand, Olivier Besancenot, Patrick Bruel, Francis Cabrel, Patrick Chesnais, Julien Clerc, Gérard Darmon, Jamel Debbouze, Jean-Luc Delarue, Loránt Deutsch, Yakhouba Diawara, Mouss Diouf, Christophe Dominici, Ladji Doucouré, Guillaume Durand, André Dussollier, Gad Elmaleh, Fabrice (animateur), Dominique Farrugia, Fabien Galthié, Richard Gasquet, Stéphane Guillon, Hubert Henno, Francis Huster, Jean-Luc Lemoine, Michaël Llodra, Philippe Lucas, Enrico Macias, Nagui, Fabien Onteniente, Tony Parker, Cédric Pioline, Frédéric de Saint-Sernin, Henri Salvador, Nicolas Sarkozy, Kool Shen, Jean Tiberi, Dominique de Villepin, Michaël Youn, Roschdy Zem…
* Pourtant originaire du Sud-Ouest, Francis Cabrel est un inconditionnel du PSG depuis les années 1970. Ce dernier a même annulé au dernier moment un concert au Zénith de Paris pour assister à un PSG-Barcelone (15 mars 1995)!
* Henri Salvador dispose de quatre places à vie au Parc des Princes! Il a profité d'une offre durant la présidence de Daniel Hechter : 10.000 francs pour un abonnement à vie. Malin, Henri Salvador en a pris quatre…
* Répondant à la question "Par amour, seriez vous prêt à renoncer à supporter le PSG?" (émission de télévision "Le Grand Journal", sur Canal plus le 11 avril 2006), Loránt Deutsch indiqua : "Non! Il faut qu'elle s'adapte!".
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